RESUME DE LA PREDICATION transmise par vidéo du 30 janvier 2016 à Neuilly

Lecture biblique : Ephésiens 4.1-6, 11-13

Jean-Paul Barquon introduit le thème de cette communication : « L’unité du corps de Christ, qu’est l’Eglise », à travers la BIBLE, la MISSION, l’IDENTITE, l’ESPERANCE.

Dans un document édité par l’Union Franco-belge s’intitulant « Comment atteindre le monde », vous trouverez le plan stratégique de la Conférence générale des Eglises adventistes du 7ème jour et l’orientation de l’UFB.  La mission, la vision et la méthode s’inscrivent dans le vécu et l’enseignement de Jésus-Christ.

Ruben de Abreu (Président de l’Union Franco-belge)

Peu de gens appellent le Velcro par son nom, mais plus par l’onomatopée « scratch » : vel-cro vient de velours-crochets, copiée du fruit de la graine de bardane, merveille de la nature. C’est extraordinaire la puissance de cette technique (boucles-crochets) qui peut soulever des tonnes, et qui, cependant, reste fragile, car cette union peut être facilement séparée ! L’Eglise est aussi une merveille de la volonté du pouvoir divin : plus de 19 millions de crochets, si différents, et dont l’union est liée à la fragilité de chacun des crochets. Depuis le début de son histoire, les différences du point de vue théologique ont pu créer des brèches, mais l’Eglise est toujours là, pour accomplir sa mission.

Gabriel Goléa (Président de la Fédération France nord)

La mission n’est pas seulement : « Allez, faites de toutes les nations des disciples… » Matthieu 28.19-20, la Bonne nouvelle, c’est aussi le partage de la même grâce divine accordée aux hommes. Pour certains d’entre nous, parler de la mission peut être une tâche contraignante, car la société n’est pas réceptive à la Parole de Dieu, il y a une forte réticence face à l’institution qu’est l’Eglise, des réserves sur le plan personnel : ils ne savent pas comment s’y prendre, ou ils n’ont pas le temps…Toutefois, avec le temps et une certaine expérience, les difficultés disparaissent et de vrais miracles se produisent dans nos vies. Oui, le Seigneur honore l’engagement de chacun. L’évangélisation, ça marche, et les premiers bénéficiaires, c’est nous-mêmes. Suggestions pratiques :

1- Prôner des petits groupes de prières et d’actions, réfléchir ensemble sur les meilleures modalités liées au partage.

2- Parrainer une Eglise, se jumeler avec, mettre en place un partenariat entre une grande et une plus petite, en vue de contacts, échanges, projets en commun.

3- Intégrer davantage les jeunes dans la mission : concerts, témoignages, activités de jeunesse, même si elles prennent une forme différente des adultes. Voyons surtout leur désir de partager l’amour pour Christ et témoigner de sa puissance. Ils ont besoin de se sentir soutenus. La synergie avec les jeunes doublée des conseils de sagesse des adultes génère d’excellentes opportunités pour la mission et l’unité de l’Eglise.

La mission n’est pas une option, elle est privilège et bénédiction.

Joeren Tuinstra (Président de la Fédération Belgo-luxembourgeoise)

Votre identité : quand vous vous regardez le matin, dans le miroir, que voyez-vous ? Vous vous reconnaissez. C’est votre apparence extérieure qui vous différencie des autres. Mais votre identité va bien au-delà de votre apparence : c’est un assemblage complexe de caractéristiques physiques, de sentiments, de comportements, de pensées et d’actions. Nous sommes tous différents, mais nous pouvons nous sentir « un » avec les autres, nous pouvons même ressentir une identité de groupe (avec des amis, des croyants, des coéquipiers…) parce qu’on partage des activités ensemble. On se forge ainsi une histoire commune. Plus on partage de choses, plus le lien se renforce, et plus se mettent en fonction de petits et de grands rituels…

Dans son épître aux Ephésiens, Paul s’inquiète de l’unité dans les nouvelles Eglises : elle est menacée entre les différentes communautés, entre les nouveaux convertis païens et juifs, entre les riches et les pauvres : essayez de trouver là une identité commune !  Selon Ephésiens 4.2-6, il semble que cela soit possible dans une foi ou une façon de penser commune : une même foi, une même notion du baptême, la même vision de la création, le même Sauveur, la même approche du rôle de l’homme et de la femme dans l’Eglise, alors nous pourrons nous sentir « un ». Notre unité se trouve justement dans le fait que nous ne pensons, ni ne croyons de la même façon, tout comme notre apparence extérieure est différente.

Paul est pratique : dans la nouvelle vie que le chrétien va entamer, il faut laisser ce qui est ancien, faire des choses ensemble, avoir des rituels nouveaux, discuter ensemble. Il faut, malgré tout, se laisser un peu d’espace, car nous sommes différents.

Entrez dans l’espérance avec un seul Seigneur, une foi, un baptême !

Daniel Monachini (Président de la Fédération de France sud)

L’unité est un thème fort : nous pensons à Jean 17 où Jésus prie pour l’unité de ses disciples, prenant pour modèle son intimité avec son Père. Nous pensons au peuple d’Israël toujours en recherche de l’unité de ses 12 tribus, de Moïse jusqu’à Esdras. Celui-ci investit le peuple de son désir d’unité dans une grande célébration décrite par Néhémie (chapitre 8), le texte de la loi étant lu depuis le matin jusqu’au milieu de la journée, reproposant l’alliance au peuple de Juda. Paul et les apôtres devront sans cesse lutter contre les ferments de division, en proposant la tolérance (Romains 14), l’acceptation, la collaboration volontaire et intelligente. Cela démontre que l’unité n’a jamais été un état naturel, ni un comportement inné : l’unité est la volonté d’une recherche constante, d’un consensus intelligent, d’un effort persévérant. C’est aussi un souci constant de notre intercession. L’unité voulue par Luc (chapitre 1 et Actes 2) est le fruit d’une prière persévérante, de l’enseignement des apôtres, de la fraction du pain. Le baptême n’est pas un acte magique. Pour nous, Eglise adventiste, l’étude de la Parole de Dieu a déjà donné lieu à des croyances fondamentales, un socle commun. Pourquoi redéfinir ce qui a été travaillé par des délégués inspirés par l’Esprit Saint ? Nous connaissons celui qui tente de diviser l’Eglise.

Paul nous exhorte à conserver l’unité de l’Eglise (Ephésiens 4.1 à 5) et à accueillir les conseils de l’auteur de Juges 20 pour rester unis dans les victoires.

Ruben de Abreu (Président de l’Union Franco belge)

Les nouvelles technologies de communication nous permettent de faire le tour du territoire de notre Union en quelques minutes. L’unité dans la diversité, qui la compose, nous est nécessaire, mais pas suffisante en soi. Il faut qu’elle soit ancrée en Christ, par Christ, pour Christ.

De même que Paul compare l’Eglise à un corps, composé d’éléments différents, il faut qu’il y ait partage de nos responsabilités mutuelles. Quand la diversité des membres perturbe l’unité du corps, il y a situation dangereuse, fragilité : exemple lorsqu’une partie du corps prétend ne pas fonctionner si les autres ne vont pas dans son sens. Chacun doit alors examiner sa position de fidélité à l’unité en terme de mission.

Paul fait un appel à l’Eglise de Corinthe (1 Corinthiens 1.10-17), au nom du Seigneur, pour que les membres soient unis. Notre compréhension de l’unité est liée à la nature et à la fonction de l’Eglise. Certains ont un regard administratif, organisationnel et structurel de l’unité. Mais l’unité de l’Eglise se démontre par ses membres, plutôt que par son organisation, permettant une liberté de travail dans l’Eglise pour l’accomplissement de la mission. Il peut y avoir de nouvelles méthodes : Dieu tient compte de tous les faits sociologiques et culturels de notre époque. Nous recherchons souvent l’unité sur la base de similitude cognitive et de mentalité correspondante. Dans tout cela, le seul fondement de l’unité et de la solidarité chrétienne est cet esprit fabuleux de tolérance en Christ.

Que l’Eternel nous remplisse de son Esprit : c’est pour cela que le Christ a prié pour nous dans Jean 17.20-23.