RESUME de la PREDICATION du pasteur Gabriel GOLEA du 23 septembre 2017

 Texte de référence : Apocalypse 14.6-12

Thème : le message des trois anges

Le chapitre 12 du livre de l’Apocalypse présente la naissance d’un bébé, en l’occurrence Jésus, qui se trouve au centre d’un conflit entre le bien et le mal. Conflit qui va durer 1260 ans que l’on situe à la période du Moyen-Age. Ce combat, qui a pour aboutissement final la défaite de Satan, fait aussi état d’un reste qui se caractérise par des personnes qui observent les commandements de Dieu et ont la foi de Jésus.

Le chapitre 13 décrit l’objectif de Satan, à savoir la destruction du peuple de Dieu par l’intermédiaire de la bête qui sort des eaux et de celle venant de la terre. Ces bêtes symbolisent une puissance et représentent un système de pensée politico-religieux qui fait intervenir des lois et émerger des idées visant à faire obstruction à l’obéissance de ceux qui sont fidèles à Dieu.

Les chapitres 15 et 16 relatent la fin de ce conflit entre le bien et le mal, ainsi qu’une intervention de Dieu en faveur de ses enfants.

Dans les chapitres 17 et 18, on assiste à la chute d’une grande ville dénommée Babylone.

Le chapitre 19 présente la délivrance des fidèles par l’intervention du retour de Jésus.

Les chapitres 20 et 21 annoncent la fin heureuse du conflit entre le bien et le mal et l’arrivée de la nouvelle terre et de nouveaux cieux.

Le chapitre 14, qui est le thème de notre prédication de ce jour, vient après la présentation de trois puissances qui s’allient contre les enfants de Dieu ; le dragon, qui mène le combat idéologique, et les deux bêtes qui sortent de la mer et de la terre. Ce chapitre expose le message des trois anges qui annoncent la fin de ces trois puissances, l’avènement de la Bonne Nouvelle et la délivrance des enfants de Dieu grâce au retour de Jésus.

Ces anges portent trois messages :

Le premier aux versets 6 et 7 indique qu’une Bonne Nouvelle, un Evangile éternel, est annoncé aux habitants de la terre par des hommes et des femmes qui interviennent pour faire connaitre Christ et sa volonté pour l’humanité. Cette Bonne Nouvelle invite les habitants de la terre à l’adoration, à donner gloire à Dieu, au respect, à la crainte du Dieu créateur des cieux et de la terre, à avoir, non pas peur, mais cette disponibilité de cœur qui permet à Dieu de prendre pleinement possession de chaque instant de leur vie.

Le deuxième au verset 8 dit que la grande ville de Babylone est tombée. Babylone dans le Bible fait référence à la confusion et est le symbole de tout ce qui est à l’opposé de la volonté divine (cf. 1 Pierre 5), de ceux qui se révoltent contre Dieu, ne le respectent pas et s’opposent à la vraie obéissance. Cette chute de Babylone qui est progressive est une bonne nouvelle car elle aboutit au final à une destruction totale du système d’enseignement et de doctrines allant à l’encontre de la volonté de Dieu.

Le troisième aux versets 9 à 12 mentionne un signe de reconnaissance pour ceux qui obéissent aux commandements de Dieu et gardent la foi de Jésus. Ce signe de reconnaissance qui est le sabbat (cf. Ezéchiel 20.12 et 20) est un sceau d’appartenance apposé par Dieu lui-même, le Créateur des cieux et de la terre, à tous ceux qui lui sont fidèles.

Peut-on pour autant systématiquement affirmer que ceux qui n’observent pas le sabbat n’ont pas reçu le sceau de Dieu ?

La Bible nous recommande d’éviter toute attitude d’arrogance ou de suffisance vis-à-vis de ceux qui n’observent pas le sabbat. Ellen G. White, dans Evangéliser p. 254, nous dit que pour l’instant personne n’a reçu le signe de la bête. Il existe donc encore des chrétiens sincères dans chaque Eglise. Cette déclaration doit, par conséquent, être le fondement et le moteur de notre relation avec les autres même s’ils n’observent pas le sabbat.

A l’opposé, ceux qui observent le sabbat sont-ils pour autant systématiquement sauvés ?

Jésus dans son ministère terrestre arrivait souvent à la conclusion que ceux qui observaient le sabbat ne l’acceptaient pas. Observer le sabbat n’est donc pas une garantie ni un acte magique garantissant le salut.

Dieu nous appelle à lui appartenir, à le craindre, à lui être loyal, à avoir une obéissance absolue, à avoir le désir d’appartenir à cette Bonne Nouvelle et à être porteurs de celle-ci à notre entourage.

Etes-vous prêts à faire partie de ceux de votre Eglise qui soutiennent et sont porteurs de cette Bonne Nouvelle ?

Le sabbat biblique est un signe d’appartenance à Dieu, un signe permettant de témoigner auprès des autres, un signe de consécration de notre vie à celui qui est le Créateur des cieux et de la terre.

Que Dieu fasse de nous des témoins afin que ce salut brille dans notre vie.