RESUME de la PREDICATION du pasteur Karl JOHNSON du 4 mai 2019

 

Le païen ! Jésus en fait l’éloge. « Je n’ai jamais vu une aussi grande foi en Israël », dit-il au sujet d’une païenne (Matthieu 8.10). Paul renchérit en disant que les païens sont « capables de faire naturellement ce que prescrit la loi » (Romains 2.15). Ce n’est donc pas sur le plan moral que le païen se distingue du chrétien, c’est sur la conception de Dieu.

Les aberrations et les contradictions du paganisme relèvent de la vision d’un Dieu « grand sorcier », « grand manitou », bref une « machine de distribution » qu’on peut télécommander et même influencer.

La prière des païens se traduit donc dans des supplications et des obligations répétitives à sens unique. Les païens construisent des temples, non des digues, ni des routes. Ils prient et Dieu agit. Les rôles sont inversés : Dieu est domestiqué, il n’est qu’un pourvoyeur.

Jésus, dans son modèle de prière, dit « non » à cette vision de Dieu.

Dieu est Père. Il aime et cherche la relation avec ses enfants. Il demande sans obliger. Il est dans l’interaction, non dans l’action seulement. Il a un plan pour le monde, c’est le plan de la rédemption, et sa volonté suprême c’est que tous soient sauvés. Pour atteindre cet objectif, il compte sur la collaboration de ses fils et de ses filles.

Prier, c’est entrer dans le plan de Dieu. C’est chercher en quoi et comment servir Dieu. C’est être à l’écoute de Dieu.

Prier, ce n’est pas en premier lieu se préoccuper des demandes du quotidien. Dieu sait ce dont nous avons besoin, dit Jésus. Il nous assure notre pain chaque jour, pas toujours avec du fromage et de la confiture… David dit : « Je n’ai jamais vu le juste mendier son pain. » (Psaumes 37.25)

Comme me le disait un ami québécois : « Dieu ne sait que faire de nos listes d’épicerie. »

Alors, que devons-nous demander dans nos prières ? Dans son épître aux Ephésiens, Paul nous dit que « nous avons été créés pour accomplir des œuvres que Dieu a préparées d’avance pour nous ». (Ephésiens 2.10)

La prière du chrétien consiste à se mettre à l’écoute de Dieu et de son inspiration pour découvrir les œuvres qu’il nous a préparées d’avance pour chaque jour. C’est le sens profond de l’expression « Que ta volonté soit faite ! » qui est une injonction au dynamisme et non au fatalisme.