RESUME de la PREDICATION de Fabien PALMIER du 24 octobre 2015

 

Genèse 12.1 – 13.14-17 – 15.1-2 – 17.1

Finie l’époque où l’aventure était limitée à une certaine catégorie de gens. Aujourd’hui, tout le monde peut voyager : il y a l’avion ou le sac à dos. C’est un élément révélateur du monde moderne : au confort domestique s’oppose le besoin d’aventures.

Comment trouver notre rôle ? Je vous propose pour cela de nous plonger dans l’histoire d’Abraham.

Abraham vient d’une famille aisée ; son père a émigré vers Charan (Genèse 11.31). Mais pour lui, l’aventure ne faisait que commencer. Dieu lui dit un jour : « … Va-t’en de ton pays, du lieu de tes origines et de la maison de ton père, vers le pays que je te montrerai. » Genèse 12.1

Ce n’était pas quelque chose de facile : la famille était organisée en clans, son père avait 145 ans.

D’après le texte, Abraham doit quitter trois choses : son pays, sa patrie et la maison de son père. Quitter, c’est difficile : on ne sait pas ce qu’on va trouver. Ce n’est pas un reniement. Quitter, c’est laisser derrière soi, c’est quelque chose qu’on vit tout le temps.

Dieu propose à Abraham d’être une bénédiction, mais à condition de quitter son cadre de vie. Pourquoi ?

Abraham connaissait Dieu, mais c’était une connaissance incomplète (Josué 4.2). Dieu avait besoin de l’isoler pour mieux se révéler à lui. Partir toute la vie vers le lieu « que je te montrerai ». Dieu propose une rupture à Abraham.

Nous avons tendance à nous enfermer dans une routine. La routine est partout, même dans notre vie d’Eglise.

Dieu demande à Abraham d’en sortir. Mais qu’est-ce qui va se passer ensuite ? (question de survie). Il n’en sait rien, mais une certitude l’habite : Dieu le guidera et sera sa seule boussole. Il a confiance.

Il arrive dans un pays fort agréable. Les habitants ne le gênent pas. Dieu lui promet que tout le pays lui appartiendra. Il construit un autel partout où il passe laissant ainsi un témoignage de la présence de Dieu.

Quelle leçon pour nous ! Nous sommes aussi appelés à rendre témoignage autour de nous.

Une famine sévit dans le pays (Genèse 12.10). Abraham a eu la foi ; il a suivi les demandes faites par Dieu. Il part en Egypte. Là il découvre sa peur, son manque de confiance ; il ment pour sauver sa vie.

Après la famine, il revient en Canaan et livre une guerre à des rois pour sauver Lot, son neveu. C’est difficile pour lui, mais Dieu ne l’abandonne pas. A la suite d’une querelle entre ses serviteurs et ceux de son neveu, ils se séparent. Abraham perd donc Lot, mais dans Genèse 13.14-18, Dieu lui promet la terre en héritage et lui garantit qu’il deviendra une grande nation.

Le clan d’Abraham, en Canaan, est tout petit, mis Dieu le rassure : « N’aie pas peur ; Abram ! » Genèse 15.1. Dieu lui promet une postérité, mais le temps passe et il n’a pas d’enfants. Dans un premier temps, c’est Eliézer, son serviteur, qui est appelé à devenir son héritier. Mais cela ne correspond pas à la volonté divine. Abraham veut prendre les choses en main, ce qui l’amène à avoir un enfant avec Agar, la servante de sa femme. Cela n’entre pas non plus dans le plan de Dieu pour lui.

« Sois intègre. Je tiendrai parole » lui dit Dieu (Genèse 17.1 er 2).

Abraham a évolué progressivement vers la foi, ce qui l’a poussé à accepter de sacrifier son fils Isaac. Pour lui, Dieu est celui qui pourvoit.

Confiance – foi – Dieu le guide – Dieu qui pourvoit, telles sont les étapes du chemin parcouru.

Si nous marchons avec Dieu, il se manifestera aussi à nous. Dieu est-il votre bouclier, votre berger, votre guide ?

Nous cherchons aussi la terre promise, mis nous avons nos difficultés, elles sont inévitables. Même quand tout va bien, on se met soi-même dans les épreuves : c’est un moyen de se connaître.

Si on revient au début de l’histoire d’Abraham, on trouve cet ordre qui lui a été donné : Va.

Cela implique la promesse d’aller en Canaan. C’est aussi la promesse d’aller vers soi, à la rencontre de soi. Un itinéraire chaotique, mais à travers toutes les péripéties, Abraham parvient à se connaître.

Canaan, était-ce la destination finale ? On peut imaginer que c’était plutôt la rencontre avec Dieu, un Dieu proche. Cette rencontre a transformé sa vie, le faisant passer d’Abram, père très haut, à Abraham, père d’une multitude. Par référence à Dieu, Abram devient lui-même père.

Nous sommes appelés à grandir, à avancer, à utiliser les capacités qui nous ont été données. Nos limites se trouvent dans l’éducation reçue.

Nous avons tous un moule à quitter, une certaine façon de penser à abandonner. Comme Abraham, nous avons les idoles de nos parents.

Quitter la maison, c’est désapprendre et découvrir la nouveauté. C’est apprendre à connaître notre Père céleste qui, pour cela, nous a donné le Saint-Esprit.

La croissance de la foi d’Abraham illustre la foi que Dieu donne à chacun de nous.

Dieu a aussi un projet grandiose pour chacun de nous. Nous avons un rôle à jouer, une mission à accomplir. Il nous invite à aller au bout de nous-mêmes, à découvrir nos capacités.

Préparons-nous à vivre ensemble une grande aventure : « Je ferai de vous une grande nation et vous serez une source de bénédiction pour tous les peuples. »