RESUME de la PREDICATION de Jean ARNONE du 26 janvier 2019

 

J’aime bien les histoires. J’aime aussi les prédications qui commencent par : « Il était une fois… »

Il était une fois l’amour de Dieu. La Bible qui nous révèle cet amour n’est pas un livre d’histoire au sens usuel. Elle révèle l’homme à lui-même en le mettant non pas à la place qu’il veut avoir, mais à celle que Dieu veut lui donner.

La Parole de Dieu est une parole unique, personnelle, qui garantit la présence de Dieu sur le chemin. Il ne faut pas présumer de nos forces, dans ce cheminement, mais compter plutôt sur la fidélité du Christ, une fidélité qui attestera de la confiance que nous pouvons lui faire. Il peut comprendre nos faux-pas, nos chutes, nos ralentissements, nos doutes…

La Bible nous présente l’histoire de l’homme. Ce que Dieu veut pour nous, c’est que nous avancions pas à pas : ce qui compte, c’est de ne pas rester sur le bord de la route. L’Ecriture nous invite à tirer bon parti de la période présente (Ephésiens 5.16), à prier en tout temps (Ephésiens 6.18) et à veiller afin de tenir bon devant le Fils de l’homme.

Invitation à la prière : Prier, c’est ouvrir un temps de louange, c’est reconnaître notre dépendance non feinte à l’égard de Dieu, c’est nous ouvrir à lui pour vivre dans son intimité, c’est enfin nous tenir devant lui sans fard. « Abaissez-vous devant Dieu, dit Jacques, il vous élèvera. »

Le psalmiste supplie : Exauce-moi, car je suis malheureux ! » (Psaume 86.1)

« Quand vous priez, dit Jésus, ne soyez pas come les hypocrites, qui se plaisent à prier debout dans les synagogues et aux coins des grandes rues, pour se montrer aux gens… » Matthieu 6.5-8

Jésus ne remet pas en cause la prière ; ce qui est remis en cause, c’est l’hypocrisie et la vanité religieuse.

Prier, c’est se tenir dans le silence, pour mieux ressentir la présence. C’est un épanchement du cœur qui élève l’homme vers Dieu.

La prière est l’acte fondamental de toute piété chrétienne. Cependant, je me fais l’écho des doutes sur son efficacité.

Comment parler de la bonté de Dieu, de son écoute, des verts pâturages pour constater qu’ils peuvent être noirs ?

Que dire de la prière païenne qui ne considère Dieu que comme le fournisseur qui doit répondre aux besoins du croyant ? Comment s’adresser à Dieu ? Peut-on parler d’un dialogue ? Comment Dieu pourrait-il nous écouter, nous exaucer ?

« La grandeur de la prière réside dans le fait qu’elle n’est point exaucée » déclare Saint-Exupéry.

Jésus nous invite à prier Dieu en son nom et à dire « Notre Père ». C’est une invitation à vivre une relation de confiance, une relation familiale qui nous permet d’être vrais devant Dieu.

Le Nouveau Testament révèle que le Saint-Esprit nous aide dans nos prières. C’est par l’Esprit que nous dialoguons avec Dieu.

Pourquoi les fidèles ont-ils autant de mal avec la prière ? Pourquoi ce manque de temps pour prier ? Comment persévérer dans la prière sans faire pression sur Dieu ? Pourquoi nous laisser asservir par des passions et mettre de côté Dieu qui nous libère ? Pourquoi ces prières courtes que nous voulons expédier ?

Autant de « pourquoi » traduisent une défiance envers la prière, défiance liée en particulier à l’expérience des prières non exaucées. Du doute, on glisse au désespoir : A quoi bon avoir la foi ? On est déçu de n’avoir pas mis la main sur Dieu.

Voilà 2000 ans que les chrétiens prient au nom de Jésus !

Comment ne pas parler de ces prières, de ces cris de désespoir ?

Comment passer sous silence les prières qui depuis 2000 ans demandent le retour du Christ ?

Ainsi, le non-exaucement de la prière semble valider son inefficacité.

Comment peut-on encore prier après tous les drames qu’a connus l’humanité ? La prière adressée à un Dieu sera moquée.

Les différents types de prières n’auraient-ils pas les mêmes vertus ?

La prière de demande est enseignée par Jésus dans le « Notre Père ».

Paul dit aux Philippiens de faire connaître à Dieu leurs besoins.

Il faut aussi être capable de prier pour ses ennemis, pour ses persécuteurs, sans oublier de remercier Dieu pour le pardon des péchés.

Dieu sait ce dont nous avons besoin. L’exaucement de la prière dépend de notre union avec lui et non de la multiplication de nos paroles.

Notre monde peut continuer à être ce qu’il est (abandonné, délaissé), à attendre que Dieu se mette à son diapason ; d’ici à la fin, par l’Esprit, nous serons armés pour les épreuves d’une vie.

Quand un pauvre crie, le Seigneur l’entend. (Psaume 34.7)

Laissons la pauvreté de notre foi, e croyons que Dieu nous exauce.

Et si Dieu n’exauçait pas notre prière, prions-le pour accepter de vivre en solidarité avec tous les hommes.

Nos prières impliquent une prise de conscience de ce que Dieu a fait pour nous.

Dans ce monde post-chrétien il en est qui refusent de se laisser modeler : ce sont des hommes et des femmes de prière.

Jésus a dit à Pierre : « J’ai prié pour toi… » Ayons l’assurance que Jésus prie pour que nous gardions une foi intacte.

Au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu !

La prière, déclare un théologien, qui ne fait pas l’expérience du non-besoin de Dieu, prend les couleurs du rêve. Prier, c’est avoir compris qu’il est possible à l’homme de demander l’impossible. Si la prière est rencontre, dialogue, dans une relation familiale avec Dieu, c’est aussi un merci pour ce qu’il a fait pour nous.

Relisons le psaume 130 où le psalmiste prie, en adoptant l’attitude du guetteur.

« Je compte sur le Seigneur plus qu’un guetteur n’attend l’aurore… »

N’est-elle pas belle notre histoire sainte ?