RESUME de la PREDICATION de Françoise DIVIALLE du 12 novembre 2016

 Textes de base : 1 Corinthiens 3.10-13 ; 1 Pierre 4.7a et 10-11

Dwight Nelson nous relate dans son livre intitulé en français Poursuivre la passion de Jésus, la manière dont un membre d’une Eglise a formulé son appréciation de ce que Dieu a fait pour lui en Christ : « Dans la rue, j’ai vu une petite fille, grelottante, dans une robe toute fine, avec peu de chance de prendre un repas convenable. Cela m’a mis en colère, et j’ai dit à Dieu : « Pourquoi as-tu permis cela ? Pourquoi est-ce que tu ne fais rien pour elle ? ».

Pendant un moment, Dieu n’a rien répondu. Puis, ce soir-là, il m’a dit clairement : « J’ai fait quelque chose. Je t’ai fait ».

Nous n’avons pas été placés sur cette terre pour rien. Nous ne sommes pas là pour être là. Nous existons par la volonté de Dieu afin que nous soyons la bonne personne, au bon moment et au bon endroit.

Le trimestre dernier nous avons étudié à l’Ecole du sabbat « l’Eglise de proximité » et je suis sûre que dans chacune des classes, tout le monde s’est senti appelé à être concret dans la mission qu’est la sienne de servir et dont la finalité est la proclamation de l’Evangile, de l’amour et de la grâce du Christ.

Nous mettons fin à la semaine de prière qui nous a interpellés sur cette mission de la proclamation du message d’amour et de salut en Jésus-Christ que nous devons avoir à cœur et je voudrais vous parler maintenant de l’importance de notre implication personnelle et collective et des moyens mis à notre disposition pour nous aider dans cette implication, à savoir : les dons spirituels.

Savons-nous réellement pourquoi nous sommes là ? Qu’est-ce que Dieu attend réellement de chacun de nous ? Sommes-nous conscients que dans notre individualité nous sommes une pierre de l’édifice de cette Eglise en vue du salut de notre prochain au nom de notre Seigneur ? Réalisons-nous vraiment toute la portée de notre acceptation à appartenir à notre Seigneur alors qu’il y a des années de cela, nous avions décidé de prendre le baptême ? Et pour toutes celles et ceux qui se préparent au baptême, réalisez-vous toute la portée du privilège qui vous est donné, par votre engagement, de collaborer avec Dieu pour que la vérité prenne vie auprès de vos familles, amis, collègues, voisins et dans votre propre vie ?

Pour ma part, je suis actuellement consciente que la tâche qui m’incombe est d’une importance capitale et incontournable qui doit se réaliser, selon mon choix, avec moi ou sans moi. Je me demande donc comment arriver à être ce canal qui permettra à mon entourage de connaître son amour et son salut ?

Vous vous posez sûrement cette même question et c’est là que je vais vous parler des dons spirituels parce que Dieu ne nous a pas laissé sans moyens pour faire que notre Eglise soit une Eglise en marche, active, en un mot vivante pour lui.

Il est primordial et urgent d’annoncer l’Evangile mais comme il est rassurant de savoir que Dieu met en nous les capacités d’y parvenir.

Mais avant de parler des dons, voyons la différence entre ceux-ci et les talents. Il y a à la fois des différences et des ressemblances. Les deux sont dispensés par Dieu. Les deux se développent en les exerçant. Les deux sont prévus pour le service du prochain et non pour soi-même. Une personne peut avoir un talent naturel ou Dieu peut aussi l’équiper d’un talent particulier (voir Exode 31.1 à 6).

Par contre, les dons spirituels sont donnés à tous les croyants par le Saint-Esprit au moment où ils placent leur foi en Christ qui leur donne la garantie du pardon de leurs péchés. A ce moment-là, le Saint-Esprit donne au croyant le ou les dons spirituels qu’il a réservés pour lui.

Nous avons au moins un don spirituel et d’ailleurs 1 Pierre 4, verset 10 nous l’affirme, mais les questions qui suivent immédiatement ce constat sont : Oui mais lequel ? Et puis finalement ai-je vraiment envie de l’identifier ? Et une fois que je l’ai identifié, ai-je vraiment le désir de le mettre au service de la mission qu’il m’est demandé d’accomplir ?

Dans Témoignages pour l’Eglise – volume 9 page 189, Ellen White déclare que « si nous voulions nous humilier devant Dieu, devenir aimables, courtois et compatissants (ce qui est à la portée de chacun), il se produirait cent conversions à la vérité là où il ne s’en produit qu’une aujourd’hui ».

Dieu attend que nous utilisions pleinement les ressources qu’il a mises en chacun de nous, que nous payions de notre personne dans son œuvre et que nous ouvrions notre vie à la plénitude du Saint-Esprit.

Il y a 26 dons nommés dans le Nouveau Testament où il en est fait allusion, notamment dans Romains 12.1, 1 Corinthiens 12, Ephésiens 4, 1 Pierre 4.

D’autres dons peuvent être accordés en fonction d’un besoin spécifique de l’Eglise ou de la personne. Quel que soit le don reçu, il doit être un témoignage de ce que Dieu fait pour nous à celles et ceux auprès de qui nous l’exerçons. Chacun de nous a reçu un don ou plusieurs pour l’utilité commune, selon 1 Corinthiens 12.7. Et chacun de nous recevra les dons qui lui sont destinés, selon le dessein de Dieu pour notre vie (1 Corinthiens 12.11).

Par contre, ces dons n’ont de sens que dans l’amour que nous devons avoir les uns pour les autres et pour notre prochain, en référence à 1 Corinthiens 13.

Maintenant, je veux souligner un point important. Dans 1 Timothée 4.14 il est dit : « Ne néglige pas le don qui est en toi, et qui t’a été donné par prophétie avec l’imposition des mains de l’assemblée des anciens ». Et dans 2 Timothée 1.6 : « C’est pourquoi, je t’exhorte à ranimer la flamme du don de Dieu que tu as reçu par l’imposition de mes mains ».

Ne négligeons pas le don et ranimons la flamme du don de Dieu.

Le principal donateur des dons spirituels c’est le Saint-Esprit. Et c’est par ces dons attribués à chacun que l’Eglise est appelée à croître, que les membres s’édifient les uns les autres et que nous pouvons dispenser à nos semblables la connaissance de la Parole de vie qui donne la vie en Jésus.

Alors je nous exhorte à ne pas négliger, voire à ne pas refuser le ou les dons que nous avons reçus car par cette action de négligence et de rejet nous pouvons éteindre la manifestation du Saint-Esprit ; et sans la manifestation du Saint-Esprit, qui est ni plus ni moins que la manifestation de Dieu, notre Eglise n’a plus de vie, elle n’a plus de raison d’être si nous mettons Dieu à la marge.

Et la mission de faire connaître le nom de notre Seigneur, à qui cela incombera-t-il ? Qui s’en chargera ? Dans le livre Ministère évangélique, page 150, Ellen White affirme : « De tous les chrétiens, les adventistes du 7ème jour devraient être les premiers à prêcher le Christ dans le monde ».

Et relisez la parabole des talents dans Matthieu 25.14 à 29 et particulièrement la réaction du maître face au refus de l’intendant d’utiliser son seul talent, talent qui a finalement été remis à un autre intendant (là, dans la parabole il s’agit d’une pièce de monnaie, mais spirituellement il s’agit d’un don confié et qui devait être utilisé au service de l’Evangile).

Abraham, Moïse, les disciples, les apôtres, Paul, les Vaudois, Wicleff, Huss et Jérôme, Luther et Zwingle, Cranmer, Latimer et Knox, les Hugenots, Jean et Charles Wesley et bien d’autres, tous ces ouvriers consacrés et pleins de foi ont vécu ce qu’ils ont vécu grâce à la puissance du Saint-Esprit en eux et des dons dont ils ont été investis pour répandre le message que nous devons à notre tour communiquer.

Il y a Jésus, le missionnaire par excellence, et nous devons suivre son exemple.

Comme pour toutes ces personnes nommées, la tâche n’est pas et ne sera pas facile, mais nous sommes appelés à construire des temples humains et vivants sur un fondement solide qu’est l’Esprit de Dieu.

Pour conclure, je nous exhorte à avoir à cœur de servir le Seigneur avec tout ce qu’il nous a donné d’être. Donnons le meilleur de nous-mêmes, bâtissons avec de l’or, de l’argent et des pierres précieuses et non avec du bois, du chaume ou du torchis de paille. Que les dons qui nous sont accordés soient reconnus et acceptés. La fin de toutes choses approche ! Le jour du Seigneur pointe à l’horizon !

En attendant, Dieu ne nous laisse pas seuls et sans moyens pour agir en son nom. Alors n’oublions pas qui nous sommes et qui nous envoie, et agissons pour que l’Eglise de Dieu demeure debout et vivante pour le salut des âmes qui doivent encore être sauvées.